Gerets: "Je vais revenir..."

28 mai 2009 - 09:11

 Gerets: "Je vais revenir..."

Eurosport - mer, 27 mai 12:49:00 2009

Eric Gerets n'a pas encore quitté l'OM qu'il évoque déjà un possible retour en France... C'est sans doute un moyen pour le Belge de dédramatiser cette dernière semaine décisive pour le club. Pour lui, l'espoir de titre demeure. Notamment en raison des signes de fatigue montrés par les Bordelais.

FOOTBALL Ligue 1 2008/2009 Gerets Marseille - 0

ERIC GERETS, dans quel état d'esprit sont vos joueurs avant le dernier match de la saison, décisif pour le titre ?

E.G : Je crois qu'ils sont prêts pour jouer ce dernier match et être ensuite en vacances. C'est la dernière ligne droite. Tout le monde est déjà concentré. On doit gagner mais on dépend aussi du résultat de Bordeaux. On sait, on est au courant. Mais l'important c'est de gagner. J'ai bon espoir parce que mes joueurs qui sont suspendus soient remplacés par des joueurs qui ont vraiment faim de montrer quelque chose devant leur public et aussi à leur coach actuel et certainement également au coach futur. Ça s'annonce plutôt bien.

Comment remplacer Cana, Valbuena et Brandao, tous trois suspendus ?

E.G : Ceux qui vont les remplacer doivent retrouver les automatismes. On fait donc beaucoup de jeu à l'entraînement pour les mettre à l'aise.

Connaissez-vous déjà l'équipe qui va débuter contre Rennes ?

E.G : Je connais dix des onze joueurs qui vont commencer la rencontre.

De quoi va dépendre votre choix concernant le onzième joueur ?

E.G : Ça va se jouer sur la qualité technique, mentale et tactique des joueurs.

Votre incertitude concerne-t-elle Baky Koné ?

E.G : Ah ah bien essayé (rires).

Comment trouvez-vous Koné depuis qu'il est revenu de sa blessure ?

E.G : Comme tous les autres. Je crois que l'on a montré dernièrement que tout le monde est apte à jouer. Ce qui fait plaisir, c'est que les joueurs régulièrement sur le banc m'ont fait très bonne impression.

Avez-vous demandé à vos joueurs de changer leurs habitudes avant cette rencontre capitale pour le club ?

E.G : Non, je veux surtout qu'ils ne changent rien ! S'ils ont l'habitude d'aller au restaurant, ils doivent continuer à le faire. Je ne dis pas nécessairement qu'ils doivent aller dans des "discos" la dernière semaine de la compétition, mais je crois que personne n'a intérêt à changer ses habitudes maintenant.

L'OM connaît de gros ratés à domicile cette saison. Comment éviter un nouveau dérapage samedi ?

E.G : J'espère que l'on a appris de tous les points que l'on a jetés par la fenêtre chez nous. La discipline tactique sera forcément nécessaire samedi. Je vais jeter un oeil plus précis là-dessus. On a couru n'importe où lors de nos rencontres à domicile. A l'extérieur, l'équipe a prouvé qu'elle savait mieux rester en position. Tout est un peu plus soigné, on joue plus avec la tête qu'avec le c&oeligur. Mais je crois qu'il n'y a pas besoin d'en parler. Si on avait fait un parcours normal, pas forcément extraordinaire, on serait déjà champion. On a la possibilité de finir en beauté et avec un peu de chance de faire une grosse fête. Tout le monde réalise à 100% que ce n'est pas un match comme les autres. Il faut oublier le match que l'on a fait cette saison à la maison car il y a encore tout à gagner pour ce dernier match.

Avez-vous préparé une fête en cas de titre samedi ?

E.G : Je n'ai pas pris de risque. Je reste encore une petite semaine ici pour éventuellement fêter ça quelques jours.

Croyez davantage au titre après votre victoire à Nancy ?

E.G : Malheureusement, c'est Bordeaux qui largement favori. D'autant plus qu'ils ont seulement besoin d'un point pour être champion. S'il devait nécessairement gagner, ça aurait été autre chose.

Bordeaux a-t-il plus de pression ?

E.G : Oui, j'ai senti Laurent Blanc un peu crispé à Paris lors de la remise des trophées UNFP (rires). Lolo, je ne dis pas qu'il s'en fout, mais ce n'est pas quelqu'un qui tremble. Il a déjà vécu trop de choses dans sa vie de joueur et d'entraîneur pour trembler maintenant. Ce serait bête de ma part de dire qu'il n'est pas sûr de lui.

Allez-vous vous tenir au courant du résultat de Caen-Bordeaux ?

E.G : Pas besoin. Car si Caen marque un goal je crois que je vais le savoir dans les secondes qui vont suivre.

Les Girondins de Bordeaux vont-ils craquer ?

E.G : Bordeaux a montré du stress et de la fatigue dernièrement. Ça me donne de l'espoir.

Caen jouant sa survie face à Bordeaux. Ça vous rassure quand à l'implication des joueurs normands ?

E.G : Bien sûr, mais Monaco qui n'avait plus rien à gagner ni à perdre a quand même joué un gros match à Bordeaux. Evidemment, pour ce dernier match de la saison, il vaut mieux que Bordeaux rencontre une équipe qui doit jouer sa peau.

Les Caennais peuvent-ils l'emporter ?

E.G : Je l'espère. De notre côté, on aura un match compliqué aussi car Rennes joue pour une place en Coupe d'Europe. C'est donc exactement dans la même situation.

Comptez-vous sur Steve Savidan pour faire la différence ?

E.G : Oui, ça nous aiderait. Mais il doit d'abord marquer des goals pour son équipe autrement ils vont se retrouver en seconde division.

Pape Diouf a-t-il prévu de tenir un discours devant les joueurs ?

E.G : Je ne crois pas. Le président a parlé après Lyon mais il est le bienvenu s'il veut faire un discours mais ce n'est pas obligatoire. Le plus important dans la dernière ligne droite, c'est le travail de l'entraîneur avec ses joueurs.

A quel accueil vous attendez-vous samedi ?

E.G : Il ne faut pas mélanger les choses. Il ne s'agit pas de l'accueil que le public va me réserver, il s'agit d'être supporteur de l'équipe et d'être derrière elle. Je crois que le plus important, c'est de gagner le match et pas de se concentrer sur mon sort. Je crois que l'accueil ne changera pas d'une semaine à l'autre par rapport au match contre Lyon.

Comment profitez-vous de votre dernière semaine à Marseille ?

E.G : Lundi, j'ai quitté une réunion plus tôt que prévu car je n'avais plus de cigares et je suis allé à Aix-en-Provence. Et j'ai trouvé la ville plus belle que les autres fois. Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que c'est ma dernière semaine. Le magasin de cigares ouvrant seulement à 16H00, j'en ai profité pour me mettre sur une petite terrasse et regarder tout ce qui se passait autour de moi. J'ai profité une fois de plus de la gentillesse des gens, du beau temps, et d'un gros cigare que j'ai fini par fumer à 16H00. C'était vraiment trop beau. J'essaye de vivre tout ça avec un peu d'émotion avant de partir. J'aimerais aussi voir mon nouveau bureau avant de partir et laisser une photo de moi pour Didier Deschamps (rires).

Quel est votre souvenir le plus fort à Marseille ? La victoire à Liverpool pour votre premier match ?

E.G : Oui, certainement, ça a été un match très important.

Ce n'est pas samedi le match le plus important ?

E.G : Je dirais oui si Bordeaux perd. Si on est champion, ça sera le match le plus important de toute ma carrière sportive.

Et votre pire souvenir à Marseille ?

E.G : Ce n'est pas un match mais une période où l'on n'a pas été assez régulier. On a reçu des goals trop faciles qui nous ont coûtés des points. Si l'organisation et la volonté de défendre collectivement avaient été là depuis le début de la saison, on serait déjà champion. La différence entre l'aspect défensif en 2008 et celui de 2009 était trop grande.

Allez-vous suivre les résultats de l'OM depuis l'Arabie Saoudite ?

E.G : Je vais suivre les résultats sur Internet. Mais j'espère qu'il y a une chaîne qui va retransmettre la compétition là-bas.

Est-ce que vous aimeriez partir avec des joueurs de l'OM à Al Hilal ?

E.G : Oui. J'aimerais en prendre six (rires) : Mandanda, Niang, Valbuena, Cheyrou, Cana,

Avec la bénédiction de Pape Diouf ?

E.G : A mon avais, il ne sera pas tout à fait d'accord, mais je vais me battre. Je vais essayer de savoir qui sont les joueurs qui peuvent éventuellement partir. J'aimerais bien prendre un joueur avec moi si on lui donne la liberté

Que connaissez-vous de votre future destination ?

E.G : Qu'il fait chaud ! Mon assistant -qui est là-bas depuis trois semaines- me l'a bien dit. Ce n'est pas de la rigolade (rires).

Pensez-vous revenir en France après votre passage en Arabie Saoudite ?

E.G : A coup sûr. De toute façon, je vais revenir pour acheter une petite maison ici. Si on ne me veut plus comme entraîneur, on doit me supporter comme fan.

Vous ne pourriez-pas entraîner ailleurs qu'à Marseille ?

E.G : Non. Si ce n'est pas pour l'OM, je reviendrai en France comme touriste uniquement.

Et la sélection nationale belge ?

E.G : Il y a des choses qui changent dans la vie. Mon parcours à Marseille m'a trop impressionné pour me dire : "OK, je m'en vais et je vais trouver un autre endroit pour me sentir bien". Après Istanbul, je me suis dit : "Revivre ça, ce n'est pas possible". Mais non seulement j'ai revécu ça mais c'était encore beaucoup plus beau que ce que je pouvais imaginer.

De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT / Eurospo

Commentaires

pierre alias choupy plus de 5 ans
dav24130 a répondu au sujet enfin plus de 5 ans
Tartuffe a répondu au sujet enfin plus de 5 ans
dav24130 a répondu au sujet enfin plus de 5 ans
romain rougier a répondu au sujet enfin plus de 5 ans
enfin plus de 5 ans
reglement et 2 autres plus de 5 ans
Nouvelle page et compositions plus de 5 ans
La force plus de 5 ans
site en maintenance plus de 5 ans
La force plus de 5 ans
classement buteur/passeur plus de 5 ans
le roi Lion a répondu au sujet salut a tous plus de 6 ans
salut a tous plus de 6 ans
we're back plus de 6 ans

Les membres déjà inscrits sur le site de votre club :

  • 1 Supporter